Historique

2004-2017, la petite histoire de la Nuit des Soudeurs

2004 : la première édition de la Nuit des Soudeurs n’avait d’autres ambitions que de rassembler des artistes sur le port de commerce et de les inviter à créer des sculptures en direct en puisant dans les montagnes de ferrailles de récupération destinées à la refonte. La mayonnaise a pris aussitôt et le public était nombreux pour regarder les soudeurs en action.

En 2005, pour la deuxième édition, pour stimuler les artistes, le thème était  « La femme new-look », clin d’œil au centenaire de la naissance de Christian Dior, enfant du pays.

L’édition 2006 fut placée sous le signe de la monumentalité, la ferraille était au rendez vous, nous eûmes droit à une statue de la liberté déjantée, un hippocampe géant ainsi qu’à des créatures monstrueuses.

En 2007, nous avions choisi de proposer aux sculpteurs de créer du mobilier, ils étaient invités, comme chaque fois à exposer des travaux aboutis qu’ils avaient apportés. La vente aux enchères qui clôture le festival a eu un grand succès.

C’est un thème très compliqué et exigeant qui fut proposé en 2008, la création de sculptures mécaniques ou de machines artistiques. Il y eut de belles réussites mais aussi des échecs cuisants, faute de préparation et d’anticipation des difficultés. Des professionnels ont sauvé l’affaire grâce à des déambulations mécanico-délirantes, sonnantes et ne trébuchant pas.

Le thème de l’année 2009 fut beaucoup plus abordable : « La ferme ». Les sculpteurs animaliers allaient pouvoir s’éclater, ils ne sen privèrent pas, nous eûmes droit à un bestiaire exceptionnel peuplé de créatures plus ou moins fantastiques, un mouton géant (breton) chiait même des boules de pétanque à la nuit tombée.

« Étonnez-moi ! » : pour pousser à bout les sculpteurs, en 2010, on leur proposa de concevoir un projet susceptible de nous étonner, des artistes venant de toute la France ont rivalisé de créativité dans des registres divers, des performances diverses ponctuant la nuit.

Les NOUVEAUX REALISTES étaient à l’honneur en 2011 et le soir, une cantatrice a enflammé la nuit. En 2011, seules les soudeuses étaient acceptées, 45 artistes venant de partout ont rivalisé de créativité et de sensibilité pour proposer une édition hors norme.

2012, La Nuit des soudeuses. Les 45 soudeuses venues de toute la France et même de Corse ont produit des oeuvres ciselées en fonction de leur inspiration (pas de thème cette année-là). Du monumental à la miniature par équipe ou en solo.

2013 : Pour les 10 ans, la musique était à l’honneur, création d’instruments, performances sonores, machines musicales, vidéo et plasma.

En 2014, en rendant hommage à Calder nous changions de site et proposons quatre lieux différents avec des investissements variés, accueillant d’autres artistes du métal.

En 2015, nous prolongeons notre parcours du port à la Haute-Ville en proposant 7 sites et autant de propositions autour de la Lumière !

2016 : « Sur la route », un thème d’actualité (migrations, exode), également très large puisqu’il englobe aussi les voyages, les véhicules, les routes mythiques (Road 66, Nationale 7) et peut-être décliné sous mille formes.

En 2017, Le thème retenu est la mer. Bizarrement, nous n’avions jamais exploré le monde marin. Comme un retour aux sources, car le transport sur la mer de la ferraille par cabotage est à l’origine du festival : c’est sur le tas de ferraille stockée sur le quai qu’a germée l’idée du festival.